Des statistiques en démocratie

Publié le par Eliot

Il pleure, il gronde, il co-mmu-ni-que ! C'est le retour du Jospin ! Après quelques années d'absence, et grâce à la science de Michael Crichton, nous pouvons assister à une renaissance. Ceci dit, alors que la droite semble unie, la gauche, comme à son habitude depuis 2002, a du mal à réunir ses troupes. Certes les sondages se fédèrent autour de Ségolène, mais c'est loin d'être le cas de l'ensemble du PS.

Que peut-on anticiper ? Si Mme Royal est choisie par les militants, aura-t-on droit à un deuxième candidat comme Jospin ou DSK en outsider ? au risque de diviser l'électorat de gauche et de promouvoir celui de Le Pen de façon mathématique. Le Pen qui commence d'ailleurs à faire la une des journaux, Le Pen qui sait qu'il peut compter sur un électorat fidèle depuis des années. Electorat qui prendra une importance relative déterminante si le taux d'abstention du premier tour atteint celui de 2002.

 Ce qui est sûr, c'est que
- si Ségolène et Sarkozy passent le premier tour, celui qui accèdera à la fonction suprême ne pourra ignorer l'autre. Car l'écart sera probablement de moins de un pourcent, et ignorer le perdant serait comme faire fi de la moitié des électeurs
- si les Français se disent que tout est joué d'avance, que "Kréfieu! c'est ben sûr qu'on aura la Ségo et le Sarko en finale !" et décident d'attendre le second tour pour voter... on aura le droit à un "2002 bis". 

 En conclusion, si on veut des élections sympathiques, et surtout avoir le choix jusqu'au bout, je dirais :
¤ Chaque parti leader ne devrait proposer qu'un candidat
¤ Tout le monde doit voter dès le premier tour.

 Après, certains me dirons que Ségo et Sarko =  même combat = nous n'avons en fait déjà plus le choix... oui ? non ?

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Publié dans Polémique

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T
Un doute tout de même subsiste sur la capacité d'action des deux favoris: Sarko était encore à une époque pas si lointaine le poulain de Chirac et Royal, la protégée de feu Mitterand. Espérons qu'une fois à l'Elysée, ces deux-là ne tombent pas dans les travers de leurs vieux mentors...
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T
Que Sarko ou Ségo tiennent le même discours, à peu de choses près, finalement quelle importance! Le débat est ailleurs.Les Français ont en surtout assez des promesses non tenues et des réformes-rustines menées par les partis au pouvoir ces dernières années. Sans tomber dans la démagogie stérile du "tous pourris" ou du "c'est le grand soir, camarades", on ne peut nier que la classe politique républicaine n'inspire plus confiance. Le taux d'abstention aux dernières élections en est la preuve flagrante. Les Français attendent des femmes et des hommes au pouvoir qu'ils prennent réellement à bras-le-corps les (nombreux) problèmes que rencontre le pays aujourd'hui: la crise de l'emploi, la précarité croissante, les zones de non-droit, la dette publique, le défi de l'énergie, le gouffre de l'assurance-maladie, l'avenir du pays dans l'Europe, etc. Sarko et Ségo ne font que surfer sur cette attente légitime.Les deux favoris se placent ainsi en rupture avec l'héritage de leurs prédecesseurs. Une première! Tandis que Sarko, avec un UMP à sa botte, tente de nous faire oublier la mollesse chiraquienne, Ségo fait comprendre avec rudesse aux éléphants du PS qu'il est temps pour eux d'aller faire un tour au cimetière! Car les Français en 2007 voteront non pas pour un parti mais bien pour une figure politique. N'oublions pas en effet les origines gaulliennes de notre élection présidentielle au suffrage universel direct: par ce vote, le peuple se choisit un guide, un capitaine qui, au-dessus de la mêlée, fixera le cap.Sarko ou Ségo dans le rôle du général? Honnêtement, je m'en moque. Je souhaite simplement que notre futur(e) Présiden(e) lance les réformes nécessaires pour l'avenir de la France - des réformes trop longtemps mises en attente. Que de temps perdu en effet! Assez de manoeuvres politiciennes! La France de 2007 veut des débats, de la concertation, des chantiers nationaux et européens, en un mot, du changement!
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