Il serait peut-être temps de s'y mettre
« Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit » a lancé un jour Mlle Ségolène Royal. Ce n’est pas une raison pour ne rien dire du tout ! Ce qui frappe en effet dans la campagne de la candidate socialiste, c’est le manque de clarté de son projet présidentiel. Non pas que celui de Mr Sarkozy soit d’une originalité et d’une sincérité folles mais force est de reconnaître qu'il repose sur des bases plus… évidentes. La France de Sarko, on aime ou aime pas, mais au moins on sait à quoi s’en tenir. Alors que la France de Ségo…
En effet, que nous propose pour l’instant Ségolène Royal ? Des gaffes et des mots maladroits. La France du futur se résume-t-elle à cette « bravitude » ? Les Français n’en sont pas convaincus. Les sondages parlent d’eux-mêmes : la campagne de la candidate socialiste déçoit. La présentation officielle de son programme présidentiel le 11 février prochain doit, selon ses proches, relancer la machine. Mais cette présentation sera-t-elle à la hauteur de l’attente suscitée ? Rien n’est moins sûr tant la candidate de l’« ordre juste » se plaît à naviguer dans le flou et l’approximation. Car ce que Ségolène Royal souhaite avant tout, c’est mener « une campagne joyeuse (…) ; elle veut voir « des sourires ». Le tout saupoudré de démagogie et de populisme, c’est plus sympa (« mon opinion sera celle des Français »).
On lui reproche son attentisme ? Elle s’en défend en évoquant une phase d’écoute nécessaire pour découvrir et entendre les véritables aspirations du peuple français. Elle multiplie les débats participatifs afin de prendre, dit-elle, le pouls du pays. Mais cette grande foire à la consultation directe est-elle nécessaire pour une candidate déjà quatre fois Ministre (entre 1992 et 2002), Députée depuis 1988, Présidente de Région depuis 2004 et enfin Conseillère Municipale depuis 1983 ? Sans oublier à ses côtés son compagnon, François Hollande, actuel secrétaire national du principal parti d’opposition. Vingt années d’expérience de la vie publique et pas un début de projet présidentiel à proposer ?! C’est étonnant… Se préoccuper aujourd'hui, dans l’urgence, des aspirations des Français pour « construire les fondations de la maison France » est une intention fort louable... à défaut d'être réellement convaincante. A quelques mois de l'élection suprême, il était grand temps de s'y mettre, non ?
En effet, que nous propose pour l’instant Ségolène Royal ? Des gaffes et des mots maladroits. La France du futur se résume-t-elle à cette « bravitude » ? Les Français n’en sont pas convaincus. Les sondages parlent d’eux-mêmes : la campagne de la candidate socialiste déçoit. La présentation officielle de son programme présidentiel le 11 février prochain doit, selon ses proches, relancer la machine. Mais cette présentation sera-t-elle à la hauteur de l’attente suscitée ? Rien n’est moins sûr tant la candidate de l’« ordre juste » se plaît à naviguer dans le flou et l’approximation. Car ce que Ségolène Royal souhaite avant tout, c’est mener « une campagne joyeuse (…) ; elle veut voir « des sourires ». Le tout saupoudré de démagogie et de populisme, c’est plus sympa (« mon opinion sera celle des Français »).
On lui reproche son attentisme ? Elle s’en défend en évoquant une phase d’écoute nécessaire pour découvrir et entendre les véritables aspirations du peuple français. Elle multiplie les débats participatifs afin de prendre, dit-elle, le pouls du pays. Mais cette grande foire à la consultation directe est-elle nécessaire pour une candidate déjà quatre fois Ministre (entre 1992 et 2002), Députée depuis 1988, Présidente de Région depuis 2004 et enfin Conseillère Municipale depuis 1983 ? Sans oublier à ses côtés son compagnon, François Hollande, actuel secrétaire national du principal parti d’opposition. Vingt années d’expérience de la vie publique et pas un début de projet présidentiel à proposer ?! C’est étonnant… Se préoccuper aujourd'hui, dans l’urgence, des aspirations des Français pour « construire les fondations de la maison France » est une intention fort louable... à défaut d'être réellement convaincante. A quelques mois de l'élection suprême, il était grand temps de s'y mettre, non ?
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