Un jeu bien français

"Nous avons un problème ! Nos ordinateurs sont en panne et nous devons tout faire manuellement ! "
La France est un pays riche. Riche de ses bonnes blagues et de sa tradition culinaire. On ne compte plus les vignobles, les banquets de nos chefs étoilés et les contrepèteries de qualité qui ont fait la renommée de notre nation à travers le monde. Sans oublier nos 500 spécialités de fromages ! Fou ! Mais ce n’est pas à un voyage à travers les secrets de nos terroirs que je vous invite aujourd’hui - NP n’a pas (encore) vocation à devenir un blog gastronomique. Je vous propose plutôt de participer à un petit jeu : le recensement subjectif et polémique de nos… administrations. Car si la France est la grande gagnante de la bonne bouffe et de la gauloiserie, elle s’impose aussi tous pays confondus comme la championne de la bureaucratie : les fonctionnaires représentent ainsi 21,9 % de la population active (Chiffre de l'OCDE).
Tentaculaire, couvrant tous les secteurs d’activité, l’administration française est comme un gros fromage coulant et insaisissable. Preuve s’il en est : j'ai même entendu un jour que le ministère de la Fonction Publique lui-même ne connaissait pas le nombre exact de fonctionnaires qu'il employait ! Ignorance somme toute compréhensible lorsqu’on voit le nombre impressionnant de bureaux, d’organismes, d’observatoires, de privilégiés, de commissions, de passe-droits, de conseils, de bonnes planques et de comités qui co-existent et se superposent sur notre si petit territoire. « La France est un pays où l’on plante des fonctionnaires pour récolter des impôts », a lancé un jour Clémenceau. Sa pique reste d’actualité, encore plus aujourd’hui, au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy qui a fait de la réforme de l’Etat une des priorités de son mandat présidentiel.
Alors, qui sont-elles réellement, ces bureaucraties tant décriées ? Comment fonctionnent-t-elles ? Quelles sont leurs véritables missions ? Comme beaucoup, je suis citoyen de l'Hexagone : je suis fiché par l’Etat, je paie des impôts et je participe aux élections. A ce titre, j’estime normal de savoir comment l’Etat contrôle, ponctionne et gère les richesses de la collectivité. Chers lectrices, chers lecteurs, je vous encourage dès aujourd'hui à nous faire part de vos découvertes. De même, j’encourage tout fonctionnaire à défendre l'administration pour laquelle il travaille. Connaissant la mauvaise foi de certains et le ras-le-bol de beaucoup d'autres, je suis sûr que les prochaines semaines, on va bien rigoler !
Vous aussi, rejoingez le club !