Vous voulez un peu de moi ?

Publié le par Glopf

Au petit matin, à la sortie d’une boîte de nuit de la Cité des Anges. Une jeune femme, Britney, puisque c’est son nom, courte vêtue, progresse titubante sous les objectifs d’une vingtaine de photographes, de vidéastes et d’inconnus armés d’appareils numériques qui l’appellent par son prénom. Les flashs l’aveuglent. La jeune femme s’arrête soudain, les deux mains posées sur le ventre, se plie en deux et va pour vomir. Tels des vautours tournoyant au-dessus d’un animal malade, les paparazzi l’encerclent, suffisamment loin pour ne pas être éclaboussé, et immortalisent ce glorieux moment.

La jeune femme reprend ses esprits et poursuit sa marche vers une grosse berline allemande stationnée au coin de la rue. Elle s’assoit péniblement à bord en écartant les jambes. La coquine ! Elle ne porte pas de petite culotte ! Vite une photo ! Elle démarre et percute la voiture garée devant – ce qui ne surprend personne vu la quantité d’alcool qu’elle a ingurgitée pendant la nuit. Photo, vite une photo ! Enfin, elle déguerpit sans laisser de billet ou de mot d’excuse. Photos en rafale ! Encore une qui va passer au tribunal pour délit de fuite ! Alors que les feux arrière de la berline disparaissent au loin, les photographes posent leur matériel, allument cigarettes et portables, et monnayent déjà leurs prises de vues. Sordide. Voilà le terme qui me vient à l’esprit que je vois le quotidien de l’ex-star de la chansonnette, Britney Spears.

Sans être un grand fan de la chanteuse à couettes - et c’est un euphémisme - je suis scandalisé par ce que cette pauvre fille d’à peine vingt ans endure depuis des mois. Injuriée, méprisée, raillée, condamnée, et, pire que tout au pays du dollar-roi, bientôt sans le sou ! Autrefois reine des charts, adulée par des hordes de fans pré-pubères, la même est aujourd’hui traînée dans la boue tous les jours, sans vergogne. L’ancienne reine de beauté, aujourd’hui reine des couvertures de la presse à scandales, se réfugie dans les paradis artificiels. Résultat : elle grossit à vue d’œil et néglige ses deux mômes, ce qui fait à nouveau – la boucle est bouclée - les choux gras de la presse people ; cette dernière toujours affamée de scandales nauséabonds. Car, une fois Britney Spears mâchée, digérée, réduite à rien, qui sera le prochain met de choix ? Paris Hilton ? Cécilia Sarkozy? Mireille Matthieu ?…

Etrangement, c’est dans l’œil du cyclone ou le trou à merde, c’est au choix, que Britney herself trouve les mots justes pour décrire sa triste destinée. Pour preuve, les paroles de sa dernière chanson Piece Of Me : «  Je suis Mademoiselle Rêve Américain – Depuis que j´ai dix-sept ans – Peu importe si je suis sur scène – Ou si je m´envole pour les Philippines – Ils continuent de publier des photos de mon cul dans les magazines – Vous voulez un peu de moi ? – Vous voulez un peu de moi ? » La star américaine semble avoir réellement touché le fond. En effet, à part un redressement fiscal comme Chantal Goya, on ne voit pas ce qui pourrait lui arriver de pire.

 

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Publié dans A qui le dites-vous

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G
Lu dans le magazine Public daté du 3 novembre : " Hissée par les médias au rang de phénomène, Britney Spears est sous pression 24h/ 24h, harcelée, traquée, pistée. (...) Star d'accord, mais Brit n'est pas surhumaine. On craquerait pour moins que ça. " C'est u scoop incroyable ! La presse people a du coeur !
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J
bon article... je ne suis absolument pas fan de cette "chanteuse", mais je crois que votre article est un parfait reflet d'une grande partie de la société actuelle... Malheureusement !!!
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A
Que fait Brigitte Bardot ? Entre bébés phoques, on peut s'entraider...Je sors.
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