Je cause donc je suis
Toujours à contre-temps, pour ne pas dire en retard, NP revient sur LE spectacle de la rentrée... - Elie Semoun? Non, elle est celle qui a fait l'événement avec son stand-up inattendu ... - Florence Foresti alors? Non, non, je veux bien sûr parler de la prestation énôôôrme de Ségolène Royal au Zénith. Face à son public, et surtout face aux prompteurs, la célèbre ancienne candidate à la présidentielle nouvellement coiffée a fait sensation avec sa nouvelle fantaisie médiatique. Pour ma part, l'ayant récemment entendu en interview à la radio, j'ai remarqué son emploi abusif de la formule "je pense que...". "Je pense que... je pense... je pense que..." L'ex-reine des sondages n'a de cesse depuis sa défaite de 2007 de nous rappeler qu'elle... pense. A force, on ne sait d'ailleurs plus trop quoi en penser... Dépassée sur son flanc gauche le plus extrême par le facteur de Neuilly et, dans sa propre mouvance, par le maire de Paris, Ségolène semble meubler un discours vide de sens pour assurer sa visibilité - sa survie? - politique. Clairement en porte-à-faux avec le PS, Ségolène suffoque. Elle me rappelle ces malheureux participants aux émissions de télé-réalité qui, déboutés en finale, passent d'une gloire intense et soudaine à un anonymat gris et interminable. Incroyable de voir comment en un an son statut d'idole des foules s'est retourné, renversé, métamorphosé. Etre ou ne plus être, voilà sans doute le fond de ses pensées.
Publicité