Jamais sans mon département

Publié le par Glopf

Les nostalgiques ont eu gain de cause. "Le nouveau système d'immatriculation, qui verra les véhicules neufs se faire octroyer à partir du 1er janvier 2009 une plaque minéralogique à vie, comportera bien la mention du département cher au propriétaire et celle-ci sera même obligatoire. L'information a été confirmée mardi par le ministère de l'Intérieur. Mardi, Michèle Alliot-Marie a dit avoir accepté, «afin de prendre en compte l'attachement exprimé en faveur du département», de rendre obligatoire la présence sur la plaque d'un «identifiant territorial», composé d'un numéro de département et du logo de la région correspondante. Toutefois, la ministre a précisé à ses interlocuteurs que le propriétaire du véhicule serait libre de choisir le numéro du département «avec lequel il ressent les attaches les plus fortes», et non plus celui de son département de résidence." (source Figaro.fr) A l'heure de L'Europe, il est étonnant d'assister à ce recroquevillement mélancolique, signe d'une nation en crise de confiance. Passons aussi sur l'intérêt immédiat d'une telle mesure, presque anecdotique - elle ne fera pas baisser le nombre de victimes sur les routes - et intéressons-nous plutôt à ces effets secondaires : par exemple, puisque le choix du numéro de département sera désormais d'ordre affectif, lesquels de ceux-là auront la faveur des propriétaires de voitures? Pas sûr que le 11, le 78 ou le 02, voire le 75, soient prochainement dans le Top Ten des identifiants territoriaux préférés des Français. Je pencherai plutôt pour un engouement massif pour les numéros 9-3, 13, 64 ou 74. Mais on ne sait jamais ! A voir dans un an ou deux...
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Publié dans Actu

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A
Il y a un enjeu politique derrière : conserver le numéro nde département, c'est aussi sous-entendre que le département lui-même continuera à exister. La Commission Attali avait proposé de les supprimer, ce qui augurait des fermetures de préfectures et de conseils généraux... Cela ne changera rien ANHA. Ces structures désuètes ne survivront pas à la crise : trop coûteuses pour un service public trop discret.
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