Les dieux sont morts
Après l'annonce jeudi 31, de la mort de Glenn Ford, annoncée comme la disparition d'un des derniers "grands" d'Hollywood, je me suis demandé si la mort de Georges Clooney ou Julia Roberts aurait droit aux mêmes superlatifs. Idem pour Jacques Chirac, Alan Greenspan, etc.
J'ai parfois l'impression qu'il y a eu un "monde d'avant", un monde en noir et blanc auquel appartiennent James Dean, Lino Ventura, François Mitterrand, Charles de Gaulle... Un monde où certaines personnes arrivent à s'extraire de la masse, pour briller ou commander.
Un monde qui a laissé la place à une tornade de couleurs, qui absorbe tout et diffuse tout. Un maelström où les présidents côtoient les prisonniers dans les pages people des magazines. Un monde où tout le monde se jette à corps perdu dans une cacophonie générale. Un monde où les prétendants à la présidence font des blogs (ici ou là), aux côtés de la "Starhack", dans une spirale de nivellisation par le bas? le haut? le moyen?
La Terre: ratatouille cosmique en rotation autour du Soleil ?