Du Bipartisme
A se fier uniquement à la presse et à la télévision, on a l'impression que les élections s'articulent autour de deux candidats, de deux partis. Et ce malgré la tendance depuis une dizaine de jours à annoncer l'émergence d'un "troisième homme".. voire quatrième, cinquième, etc. D'où deux questions :
- le premier tour est-il déjà aquît ?
- la République ne perd-t-elle pas un peu de démocratie, si tant est que la démocratie soit quantifiable ?
La première question soulève de suite le spectre de 2002. Non, rien n'est joué tant que les Français ne sont pas passés par les urnes. Nous ne sommes pas à l'abri d'une bonne, comme d'une mauvaise surprise.
La seconde question est plus subtile. En effet, réduire le nombre de candidats, c'est augmenter la possibilité de se retrouver sans extrêmes au second tour, et donc face à un véritable choix aussi au second tour (pour la majorité des votants en tout cas !). La situation prend de suite une tournure paradoxale : il faut réduire le choix pour avoir le choix plus longtemps... ou augmenter le nombre d'options au risque de ne plus en avoir très tôt ! C'est là l'effet pervers des statistiques et pourcentages. Un peu comme en 2002, où grosso modo, les 45/50 % des Français qui avaient voté à gauche (tout parti confondu) se retrouvaient comme bayonnés au second tour.
Affaire à suivre...