Sur la propotionnelle

Publié le par Eliot

Si on prête un tant soit peu attention à la composition de la nouvelle Assemblée Nationale, quelques questions peuvent surgir.
 
Ainsi, au-delà d'un élan de joie pour les éventuels électeurs de gauche, heureux de constater que le PS s'en tire mieux que prévu, et d'une déception pour l'électeur de droite, qui voit l'UMP réduite au minimum prévu, on peut faire les constats suivants :

- Au second tour, les électeurs de gauche se sont plus déplacés que ceux de droite. Comme quoi il est important de rappeler qu'une victoire n'est jamais acquise avant la fin d'un combat.

- Le plus scandaleux à mon avis, est tout de même de constater que le PC est encore "si" vivant. Avec moins de 2% des voix lors de la présidentielle (ok, disons 7,34% si on ajoute la LCR et LO), ils obtiennent 4,5 fois plus de siège que l'UDF / MoDem qui avait lui 18,57 % des suffrages ! Et le MoDem se retrouve au même "niveau" que les Verts, qui avaient 1,57 % des voix...

- Le FN lui, qui avait tout de même plus de 10 % des scrutins aux présidentielles n'est même pas représenté à l'Assemblée.

Le paysage politique de la France est-il bien représenté par cette nouvelle Assemblée ? Je n'en suis pas persuadé...

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Publié dans Actu

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A
Présidentielles et législatives ne sont pas comparables : dans la première, on vote plus pour une personnalité que pour un parti, et le contraire dans la seconde.Condorcet a démontré depuis longtemps qu'il n'existait pas de système électoral parfait (voir l'excellent article de wikipedia à ce sujet).Les législatives à deux tours favorisent évidemment les grandes formations politiques, on peut considérer que nous convergeons vers la solution stable à l'infini : deux grands partis se disputant la majorité, sans véritable différence idéologique profonde, comme aux Etats-Unis. Qu'est-ce qui différencie un Républicain d'un Démocrate, ou un UMP d'un PS ? Principalement, non pas les idées mais la façon dont on peut progresser au sein du parti.
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